07.11.2009


In the heat of battle

"Go and see this Bingley if you must, though I warn you that none of our girls has much to recommend them; they are all silly and ignorant like their mother, the exception being Lizzy, who has something more of the killer instinct than her sisters."

 

Oui, je viens de m'acheter Pride and Prejudice and Zombies, afin de remplir toujours plus ma bibliothèque de matériel janéite. C'est la dernière phrase de la quatrième de couverture qui m'a convaincue : "Complete with romance, heartbreak, swordfights, cannibalism, and thousands of rotting corpses, Pride and Prejudice and Zombies transforms a masterpiece of world litterature into something you'd actually want to read".

Votre compagnon ne comprend pas votre amour pour la littérature anglaise du XVIIIème et XIXème siècle et professe une passion qu'il voudrait commune pour Night of the Living Dead (de son Dieu Romero), Zombie (du même Dieu), Shaun of the Dead (la parodie), Dawn of the Dead (version zombis qui courent vite), Rec (déclinaison espagnole) et Land of the Dead (version kitch). Vous vous désespérez qu'il admire la subtilité, la prose et en ce qui concerne Jane Austen l'ironie qui sous-tend son oeuvre, vous aimeriez qu'il vous suive dans votre désirs de manières convenues, d'occupations aujourd'hui désuètes et de costumes d'époques...voici le livre que vous pourrez lire à deux et qui soudera votre couple au-delà des passions divergentes.

 

Allergiques au second degré (ou plus encore) s'abstenir.

 

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06.11.2009


Monde animal

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Mille richesses et au moins autant de surprises, même chez les sujets les plus communs...

05.11.2009


Truisme

Quand j'en viens à me réjouir du bon emploi de l'article L. 411-1 du code de justice administrative, je me dis qu'il m'en faut bien peu pour être heureuse.

04.11.2009


De l'eau qui coule

Une voix, dans le métro, polie, douce, prévenante. Une qui transpire la politesse (enfin!). Une voix de velours et donc un sourire. Reconnaissance. Tipping the velvet, presque. Pas mon favori parmi les romans de Sarah Waters -j'ai une telle tendresse pour Fingersmith- mais beaucoup d'émotion. Un style riche, fluide. En pleine lecture de The Falls. Encore un Joyce Carol Oates, c'était ma dernière moisson. Une plume aboutie en dépit de quelques longueurs, une saga familiale qui débute au milieu du siècle, des "disparitions" à foison, des personnages meurtris, l'eau, l'eau qui gronde, qui démantèle tout ce qui ose s'y aventurer, qui cache même les corps, qui s'infiltre, insidieusement, dans le paysage auditif de ceux qui la côtoient. Une chute vertigineuse. De quoi m'entraîner après avoir été déçue par Les Tsarines de Vladimir Fedorovski. Trop rapide, pas assez développé, bâclé sur la fin. Quel dommage de n'avoir pas plus développé les térèmes, l'empreinte politique de ces femmes qui ont dirigé la Russie. Un bon début pourtant, des connaissances historiques irréprochables, une originalité dans l'approche tant de la sphère privée que du pouvoir absolu mais une classification par chapitre très subjective et un peu décevante en l'absence d'explication. Mettre sur un pied d'égalité Catherine II, Alexandra Romanov et Tatiana Eltsine, vraiment? J'ai beaucoup aimé en apprendre sur ces femmes à la poigne extraordinaire mais un goût d'inachevé est venu teinter l'essai. La biliographie est en revanche irréprochable et il est fort probable que je me penche dessus très prochainement. Dans les semaines à venir, cependant, les 1639 pages d' "Une saga moscovite" m'attendent, de même qu'une bonne dizaine de livres achetés récemment. De quoi m'adoucir la tristesse de ne plus jamais avoir l'occasion de me faire dédicacer Triste Tropiques. J'oscille, entre littérature et cinéma après avoir vu (ou revu) depuis dimanche, que ce soit au cinéma ou chez moi, Sin Nombre, Children of men et l'adaptation de Of mice and men avec John Malkovitch. " The best laid schemes o'mice an'men gang aft a-gley." Sin Nombre, entre codes des gangs et misère de l'émigration. Un long voyage en train, sur le toit, entre soleil brûlant et pluies diluviennes, où se rencontrent Sayra, une jeune hondurienne en route vers la terre promise, au Nord, et El Casper qui s'échappe du bidonville où règne la Mara. Drogue, sexe, tatouages et violences en tout genre ne sont pas le noeud de l'histoire. Un cheminement, plutôt, dont on ne sait l'issue. A moins que le poster du tout premier plan ne soit la clef : un mur et une illusion. On peut regretter que le film serve le cliché du très jeune garçon qui après avoir commis son premier meurtre entre de plein droit dans la Mara. The Shield (sept saisons de bonheur) fait ça mieux, et sans aucune touche de bons sentiments, sans morale et sans rédemption. Infortuné Chiapas, infortuné Mexique. L'aspect hautement documentaire du rail-movie apporte néanmoins à celui-ci la légitimité qu'il lui fallait. On n'en ressort pas indemne. Je suis très curieuse quant au prochain projet du réalisateur, Cary Fukunaga (qui entre nous n'est pas vilain garçon), à savoir l'adaptation de jane Eyre (une de plus). Je doute sincèrement que l'on puisse faire plus réussi que l'adaptation BBC de 2006 en quatre parties avec Toby Stevens et Ruth Wilson, surtout en appuyant sur le côté gothique de l'oeuvre comme le réalisateur souhaite le faire. Sur ce, je vais retrousser mes manches pour ce soir préparer une pastilla au saumon et à la roquette.

03.11.2009


Mycologie

J'ai croisé, le temps de deux stations de métro, une dame dont le parfum avait une odeur distinctive de champignon. Pas de champignon de Paris, ce taxon au fluet effluve, non, mais la fragrance très marquée du champignon de sous-bois après la pluie un soir de pleine lune, alors que le cerf brame au fond des bois et que le vent du nord porte le son du cor de feuille en feuille.

Au vu de son air digne et de son habit distingué (chut! chut! pas de marques), cette honorable matronne devait cependant s'asperger d'un flacon estampillé 24 Faubourg. Quel gâchis, tous ces efforts pour terminer en bolet géant...

02.11.2009


Griffonnage...

...destiné plus particulièrement à Camille à qui cette note est dédiée, elle qui met du vernis pour aller à la gym et est par conséquent une de mes déesses (non, ce n'est pas pour qu'elle me refasse un crumble à la tomate prochainement). En train de faire une recherche au travail, je gribouillais en attendant de trouver la réponse que je cherchais quand j'ai réalisé que je gribouillais des flacons de vernis à ongle (coquette un jour...).

 

Bref, la photo que voici remplit donc un double but puisque, non contente de faire plaisir à Camille, elle vous permet de voir en avant-première le calendrier de l'avent de mon lapin. J'ai laissé traîné mon carnet à la maison et il a essayé de le dévorer d'un seul coup (petit galopin), en commençant par le dix (il ne sait pas encore très bien compter). Je n'ai aucun doute qu'il arrivera au vingt-cinq sans encombre, ceci dit...

 

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Air

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